Les apnées du sommeil

On en entend de plus en plus parler, mais savez-vous vraiment ce que sont les apnées du sommeil ?

Lorsqu’on dort, la respiration se fait normalement de façon automatique et permet à l’organisme de se reposer naturellement. Or dans certains cas, la machine s’enraye et c’est la catastrophe : on dort mais on ne se repose pas.

Les symptômes

Le plupart du temps, une personne atteinte d’apnées du sommeil va surtout se sentir très fatiguée, surtout le matin, avec parfois des maux de tête, et très souvent des ronflements la nuit. Mais il est possible aussi qu’elle ne s’en rendent pas compte, la fatigue peut arriver progressivement, et ce malgré 8 ou 9H de sommeil par nuit. Un état de somnolence continuel s’installe alors, qui peut être dangereux, surtout au volant. Pour se rendre compte de son état de somnolence, un petit questionnaire a été créé : l’échelle de somnolence d’Epworth.

Si le problème n’est pas décelé à temps, la personne peut arriver jusqu’à l’épuisement, qui peut se manifester d’un coup, et demander un temps de sommeil allant jusqu’à plus de 20 heures par jour. En parler à son médecin est indispensable, n’hésitez pas à lui faire part de vos questionnements sur le sujet.

Le diagnostic

Si le médecin pense que vous pourriez être sujet aux apnées du sommeil, il va vous conseiller de consulter un pneumologue. Ce sont eux qui s’occupent des troubles du sommeil et qui vont vous faire passer les examens pour confirmer ou non le diagnostic.

Après un entretien avec le spécialiste, vous devrez subir un examen appelé polygraphie. Ne vous inquiétez pas, rien de douloureux ! Il s’agit simplement de vous faire équiper de capteurs sous les narines, autour du torse et un capteur au bout du doigt pour mesurer divers éléments tout au long de votre sommeil. Vous êtes généralement équipé la veille, vous rentrez dormir chez vous, et vous revenez chez le pneumologue le lendemain pour rendre la machine et avoir les résultats. Le diagnostic est souvent sans appel : au delà de 30 apnées par heure, vous êtes sujet aux apnées et le médecin vous proposera des solutions pour améliorer votre sommeil.

Il arrive toutefois dans certains cas que cet examen ne suffise pas. Il existe alors un second examen, sur le même principe que le premier, nommé polysomnographie. Celui-ci se fait uniquement à l’hôpital ou en clinique, car des capteurs supplémentaires sont posés sur votre crâne et votre visage pour ajouter les mesures de l’activité cérébrale. Il n’est pas non plus douloureux, il suffit encore une fois de dormir une nuit équipé.

Le résultat de cet examen est cependant beaucoup plus long à recevoir, car les données sont analysées à la main, aucune automatisation n’est possible tellement il y a d’informations à prendre en compte. Il sera d’autant plus précis, notamment en relevant les micro éveils tout au long de votre nuit. En effet, les personnes qui font moins de 30 apnées par heure, mais plus de 10 micro-éveils par heures peuvent être tout autant atteints par la fatigue, et devront également bénéficier de solutions médicales pour améliorer leur état de santé.

Les causes

Les apnées du sommeil sont généralement causées par un affaissement des voies aériennes, c’est à dire que l’air n’arrive plus à passer de votre nez à vos poumons. C’est ce qu’on appelle les apnées obstructives. Les causes de ce problème sont mal connues, mais lorsqu’il est présent, le lien avec le surpoids semble avéré.

Parfois, les apnées sont causées directement par le cerveau qui arrête pendant quelques secondes de commander au corps de respirer. Ce sont les apnées centrales, elles peuvent par exemple apparaître après un traumatisme crânien.

Les micro-éveils sont eux une conséquence des apnées : en manque d’air, on se réveille quelques secondes pour reprendre sa respiration. Ce sont des réveils dont on ne se souvient pas, mais ils perturbent les cycles de sommeil, au points que certains ne bénéficient plus de l’effet réparateur des phases de sommeil profond.

 

Les solutions

Il existe plusieurs solutions lorsqu’on souffre d’apnées du sommeil, mais la plus efficace et répandue reste la pression positive continue. Le principe est d’envoyer un flux d’air sous pression directement dans votre nez pour garder les voies aériennes ouvertes en toutes circonstances. Cela implique évidemment de porter un masque chaque nuit pour dormir, lié à une machine qui insuffle l’air.

Il est existe plusieurs sortes pour s’adapter à vous :

  • les masques nasaux, qui s’adaptent sur votre nez uniquement. Ils se supportent assez bien, mais le contact avec les peaux sensibles peut causer des irritations
  • les masques narinaux, qui eux s’adaptent uniquement sur les narines, et limitent au maximum les irritations.
  • les masques faciaux, qui englobent le nez et la bouche. Ils sont pratiques lorsque vous ouvrez la bouche en dormant

Le flux d’air peut également causer des sécheresses dans le nez, la bouche, et la gorge. Les machines prévoient un humidificateur, ce qui limite considérablement le problème en envoyant de l’air humide.

Malgré l’inconfort du début pour s’adapter à ces masques, vous constaterez assez rapidement les bienfaits qu’ils vous procurent. Il faut compter environ un mois d’utilisation toutes les nuits pour commencer à sentir la fatigue diminuer et revenir à des niveaux acceptables. Des milliers de personnes en bénéficient actuellement, et peuvent désormais reprendre une vie normale grâce à cette avancée technologique !

 

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Auteur de l’article : Amandine